Cette conférence MFGNU regroupe des élèves venant de plusieurs pays. Ils vont, durant trois jours, endosser le rôle de délégué d’un pays faisant partie de l’ONU pour débattre dans un comité centré sur deux problématiques mondiales actuelles. Cet article concerne le comité du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) dont les problématiques traitées sont : Comment garantir la protection des demandeurs d’asile face à des politiques migratoires de plus en plus restrictives ? Comment améliorer la situation des réfugiés dans les camps de transit ?
Chaque année, des milliers de gens fuient la guerre, la pauvreté et les effets du changement climatique, l’accueil des demandeurs d’asile est donc un défi mondial majeur. De nombreux pays dans le monde, notamment en Europe, ont durci leurs politiques migratoires créant ainsi des tensions à l’échelle mondiale. Les évolutions idéologiques de ces pays ont amené à devoir revoir les clauses dans le comité HCR présent dans L’Organisation des Nations Unies. Les clauses faites à partir d’amendements sont des accords pris par ce comité pour créer une entente commune entre ces pays tout en respectant les droits humains internationaux. L’aboutissement du débat mène à une résolution finale qui est en générale une solution (du moins temporaire) au problème initial.
Le premier jour de la conférence consiste à organiser des lobbyings. Pour comprendre ce que sont les lobbyings, nous avons interviewé Martin, délégué du Pakistan. Les délégations sont réparties en deux groupes en fonction de leurs centres d’intérêts et de leur situation en terme de développement pour mettre en commun leurs clauses et aboutir à une résolution finale.
Grâce à l’interview de Clément nous avons pu nous faire un point de vue extérieur sur l’impact du lobbying sur les membres du comité et en quoi cela aide à apporter une bonne entente au groupe. Il nous a expliqué que le fait de diviser en deux le comité facilite la communication entre les représentants des différents pays, ainsi ils arrivent à mieux exprimer leurs idées et à mieux s’imposer. Aussi, le lobbying permet la création d’une bonne ambiance grâce à la cohésion de groupe et grâce aux nouvelles rencontres.
Le deuxième jour, place au débat. Il y a quelques règles à respecter pour son bon déroulement. Il faut par exemple que chaque délégué parle à la première personne du pluriel « nous » pour ne pas désigner seulement sa propre personne mais l’entièreté de son pays. Il existe entre autres trois formules afin de pouvoir poser des questions aux délégués ; des questions concernant le déroulement du débat ou sur un besoin personnel : point d’information, point de procédure et point de privilège. Chaque délégué connaît parfaitement la politique de son pays et peut donc défendre son opinion avec des arguments fiables et solides. Mais les meneurs du débat se démarquent vite grâce à leur connaissance sur les faiblesses ou les points forts du fonctionnement des autres pays. Grâce au travail fourni par les délégations nous avons pu assister à un débat animé par des rebondissements et qui évolue au fur et à mesure des interventions des délégués. Quelquefois, nous pouvons voir apparaître des tensions entre certains pays, qui pour autant restent toujours polis et formels et arrivent le plus souvent à ne pas confondre émotion et politique.
Notre présence dans ce comité a été très enrichissante car nous avons pu découvrir des aspects de certaines politiques dans le monde sur le sujet de l’immigration. Par exemple, depuis 2018 l’Italie durcit sa politique migratoire, elle limite des ONG en mer, ferme des ports, le gouvernement de Giorgia Meloni a déclaré l’état d’urgence national sur l’immigration, justifiant de nouvelles mesures de surveillanceetd’expulsion. De plus, l’Italie externalise les procédures d’asile. Mais les difficultés et les conflits liés à l’immigration ne s’arrêtent pas seulement à l’Italie mais concernent l’entièreté du monde. D’autant plus que les réfugiés climatiques vont se faire de plus en plus nombreux à cause du changement climatique qui s’aggrave par l’activité humaine qui ne cesse d’augmenter.
Pour finir, nous souhaitons remercier toute l’équipe presse ainsi que l’entièreté du comité du Haut-Commissariat pour les Réfugiés. Merci à eux de nous avoir accueilli et d’avoir pris de leur temps pour répondre à nos questions, particulièrement aux personnes que nous avons interviewées. Bonne fin de conférence MFGNU à tous !
Juliette Deliry et Eléna Héraud